Publié par L'ACTION FAMILIALE ET SCOLAIRE (A.F.S.)LE DIABLE A PEUR !
- Avez-vous remarqué la violence de la campagne contre le film ?
- Quel film ?
- Celui de Mel Gibson : la Passion ! La campagne a commencé dès que le projet du film a été connu. Les opposants se sont démenés comme de beaux diables en utilisant l’arme de leur maître : la calomnie. Ils ont prétendu que le film était anti sémite ! Il fallait un rare culot pour avancer une telle énormité. Il y a maintenant des millions d’hommes de tous les continents qui, l’ayant vu, savent qu’il n’en est rien. Rigoureusement rien. L’accusation est devenue vaine.
- On dit quand même qu’il est d’une violence insoutenable.
- Cela est une autre forme de mensonge. Certes les souffrances bouleversantes endurées par le Christ durant sa passion sont montrées de manière réaliste. Mais cette méditation par l’image a un effet tonique et élévateur de l’âme : le Christ nous a aimés «à la folie». Les mots de saint Paul dans la première épître au Corinthiens nous reviennent en mémoire et prennent tout leur sens :
Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons un Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes.
On comprend, après avoir vu le film, la phrase d’un Cardinal : «Je donnerais volontiers mes homélies pour une scène de ce film.» Ce film est en effet une prédication éloquente. Contrairement aux films où le sadisme et la violence sont décrits avec complaisance, le film montre que la souffrance est due au péché mais qu’elle a été assumée et dominée pour notre salut. L’effet est pacifiant et tonique pour l’âme.
- Croyez-vous que l'impression que vous avez ressentie soit la même pour tous ?
- Je ne lis pas dans les consciences ; mais j’en ai parlé avec beaucoup de personnes et les avis sont convergents. De plus les ennemis du Christ eux-mêmes le reconnaissent, au point que dans le Nouvel Observateur on a pu lire : «Il paraît que les spectateurs se convertissent en sortant de la salle. Ça fait froid dans le dos. » Terreur donc des ennemis de la Croix.
- Quelles conclusions en tirez-vous ?
- La première vient précisément de ces conversions. Elles étaient redoutées dès l’annonce du projet par les ennemis du film qui sont aussi les ennemis de Jésus-Christ. La Croix a toujours fait peur à Satan. Ce qui explique la violence de l’attaque et la calomnie.
Et dans cette cohorte d’ennemis on retrouve les mêmes caractères que décrit saint Paul dans l’épître aux Corinthiens citée précédemment. Il y a ceux pour lesquels ce film est un scandale. Un prince de nos prêtres l’a qualifié de blasphématoire. Eh Oui ! Rendez-vous compte : un laïc se permet de prêcher la religion qui n’est pas celle que l’on veut lui imposer. Il enseigne par l’image ! Il ose rappeler que la messe est un sacrifice, alors que l’on veut nier ce point ; il affirme que se produit sur l’autel une transsubstantiation alors que certains prêtres font tout pour inculquer l’idée contraire. Ce laïc propage sa foi et salue en l’hostie le vrai corps né de la Vierge Marie, qui a réellement souffert, immolé sur la croix pour les hommes. Et ces "croyants (?) scandalisés" sont aussi ceux qui pensent que la religion doit leur apporter le pouvoir temporel qu’ils recherchent activement en collusion avec le César passager du jour et sous son ombre : communiste d’abord, socialiste ensuite et bientôt, si ce n’est déjà le cas, trotskiste ou mondialiste. Accessoirement ils gardent un silence réservé devant les films blasphématoires contre le christianisme, plus précisément contre le catholicisme.
Il y a aussi ceux qui adorent les idoles du jour. Même s’ils se disent chrétiens, ils considéreront que c’est folie de prêcher la croix ; pour eux il vaut mieux parler fête, joie, bonheur pour mieux se conformer au monde hédoniste d'aujourd’hui.
- Vous avez parlé de plusieurs conclusions
- Oui. La deuxième est une leçon d’espérance. L’Église du Christ – Jésus répandu et communiqué – revit en permanence toutes les séquences de la vie de son Maître : naissance et vie cachée, vie publique en répandant ses bienfaits qui font enrager ses ennemis (les œuvres caritatives : Padre Pio, Mère Térésa…) la trahison des judas, (les apôtres qui, pour une richesse ou une gloire matérielles, trahissent l’Église) la Passion (les innombrables martyrs du XXème et déjà ceux du XXIème siècle) et la résurrection sans cesse renouvelée.
Le film de Mel Gibson est un signe de résurrection : Les ennemis de Dieu et de son Christ avaient fait du cinéma une entreprise de pourrissement des mœurs . Une vedette qu’ils ont fait germer au milieu d’eux s’est convertie. Et en un seul film elle a réussi à contrer le courant de la pourriture et à montrer l’importance de la question de Jésus : « Et vous qui dites-vous que je suis ?»
- En avez vous d’autres encore ?
- Je n’en donnerai qu’une de plus pour ne pas vous lasser : Il est du devoir des laïcs chrétiens de faire passer le message du Christ par et dans leur vie professionnelle. Cela suppose de leur part une compétence professionnelle reconnue qui, c’est une des leçons de Mel Gibson, crédibilisera leur témoignage. Notre devoir de laïcs catholiques est de répandre l’Evangile autour de nous dans et par notre vie tout entière : privée, professionnelle, sociale, politique. Il ne s’agit pas seulement de le proclamer mais de le vivre ; d’utiliser les exemples concrets de la vie quotidienne pour en faire comprendre la portée et l’actualité permanente. Cela demande évidemment une connaissance de l’Évangile et de la doctrine sociale par laquelle l’Église en donne les applications dans les différents domaines de la vie. Cela demande aussi (et surtout ?) une vie intérieure nourrie par la prière et une méditation sur ces thèmes. Alors il nous sera possible d’en parler de manière crédible.
- Et cela réaliserait une nouvelle évangélisation ?
- Oui, au moins pour une bonne part. Assurément, Dieu nous donne toujours la lumière et la force d’être à la hauteur de la mission qu’Il nous confie. Soyons, de notre côté, attentifs à ne pas les refuser.
- Pour vous ce film est donc réussi ?
- Le film est une réussite. Aujourd’hui comme toujours cet homme, qu’on appelle le Christ, est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël , et à devenir un signe qui provoquera la contradiction. (Luc 2, 34). Comme dans toute bataille, il faut maintenant exploiter la victoire et prêcher tous ces hommes et femmes, jeunes ou non, qui, ne connaissant pas grand-chose de l’Evangile, sont maintenant sensibilisés à son message. A nous donc de jouer.
André Frament
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