LA
CONFRERIE DES PORTEURS DE LA CHASSE DE SAINT MARTIAL
C’est une association loi 1901 à caractère religieux qui a pour objet l’étude de la vie et de l’enseignement de Saint-Martial, ainsi que le maintien de sa mémoire et le port de la Châsse lors des manifestations à cet effet. Son siège se situe au 1 place du Présidial à Limoges.
La Confrérie est dirigée par un Premier Chef et un Second.
Le Chef de Saint-Martial, renfermé dans une coupe, est placé dans la Châsse. Pour ouvrir celle-ci, quatre clefs sont nécessaires. Elles sont confiées à l’Evêque, au Maire, au Premier Bayle et au Curé modérateur de la paroisse Saint - Martial.
La Châsse d’un poids de 450 kg a été réalisée en 1809, suite à une décision de la Grande Confrérie de Saint Martial. Tous les ans, elle est portée par 12 Confrères en aube blanche et cordon amarante en l’église Saint-Michel-des-Lions: Le jour de Quasimodo, premier dimanche après Pâques, le 30 juin, fête de Saint-Martial ou le dimanche qui précède, le 12 novembre ou le dimanche qui suit pour la commémoration du Miracle des Ardents et la fête des porteurs, aux Ostensions Septennales.
Les chroniqueurs nous indiquent que les ossements du premier Evêque de Limoges ont été l’objet de plusieurs translations au cours des IXème et Xème siècles, nous pouvons citer:
- 833: lors de la dédicace de la Basilique du Saint-Sauveur.
- 846: lors d’une invasion normande, les ossements de Saint-Martial sont placés dans une châsse et transportés à Solignac par les chanoines-gardiens.
- 994: lors de la Maladie des Ardents, les reliques de Saint-Martial environnées des châsses de Saints de la province sont portées par les moines au Montjovis.
- 1211: Achèvement de l’hospice Saint-Martial: Ostension solennelle du Chef de Saint-Martial. Selon l’Abbé Jean Bandel, le mot ostension est employé pour la première fois dans notre histoire.
- 1378: Le Pape Grégoire XI, né à Rosiers d’Egletons, donne à Saint-Martial un buste représentant le Saint Apôtre qu’il avait fait exécuter à Avignon. Ce précieux reliquaire, en argent émaillé, pesait plus de sept cents marcs; il renfermait des coupes d’or où était déposé le Chef du Saint. Ces coupes ont été conservées jusqu’en 1791.
Après l’ostension de 1645, une nouvelle châsse de vermeil est réalisée et en 1790 sera transportée en l’église de Saint-Michel des Lions.
- 1793: 24 janvier ou 5ème pluviôse de l’an II. Dans l’église de Saint-Michel des Lions, les châsses de Saint-Martial et de Saint-Loup sont brisées, les métaux précieux sont récupérés, les reliques jetées sans aucun respect dans un coin de la sacristie. Dans cette confusion, Guillaume Imbert (dit lunettes) et Jean-Baptiste Robert, tous deux officiers municipaux chargés de la destruction des objets de culte, vont à l’insu l’un de l’autre, chercher à récupérer les parties brisées du Chef de Saint - Martial et les cachent, malgré le danger encouru.
- 1803: 30 juin ou 11ème messidor de l’an XI: Les deux parties du Chef de Saint-Martial sont restituées à l’autorité ecclésiastique.
Pierre
Leyniat
1er Chef des Porteurs
de la châsse de saint Martial