Extrait
du "Guide du Pèlerin de l'an 2000" RETOUR
SAINTS ALPINIEN et
AUSTRICLINIEN, prêtres (27avril)
Ces deux compagnons de saint Martial, connus
dés le VIè siècle par Grégoire de Tours, ont été fêtés très tôt dans les
églises limousines, le premier en ce jour, le second le 15 octobre. Ils étaient
enterrés près de leur maître, mais le corps d’Alpinien fut transféré dans le
prieuré que Saint-Martial avait en Berry à Ruffec, et il fut abrité au XIIè
siècle dans la plus grande châsse émaillée connue à l’époque.
SAINT AURELIEN, évêque (10 mai)
Un récit liturgique du Xè siècle sur la vie
de Saint Martial fait d’Aurélien le successeur du Saint comme évêque de
Limoges. Son corps fut solennellement élevé de terre en 1316 dans l’église
Saint-Cessateur de la ville et conservé ensuite par la corporation des bouchers
dans la chapelle qui porte son nom.
SAINT LOUP, évêque de Limoges (22 mai)
Ce dignitaire ecclésiastique, responsable du
sanctuaire de saint Martial, fut élu évêque de Limoges au début du VIIè
siècle et approuva la fondation de la lignée. Enseveli à Saint-Martial, son
corps fut transféré le 6 septembre 1158 à Saint-Michel-des-Lions; la foire du
jour de sa fête propagea son culte qu’entretient toujours une confrérie à son
nom.
LES SAINTS EVEQUES DE
LIMOGES (6 juillet)
Depuis saint Martial, une centaine d’évêques
ont occupé le siège de Limoges. Parmi eux, la cathédrale ou telle église du
diocèse a vénéré la mémoire des deux Rorice, le grand-père et le petit-fils,
d’Asclèpe, de Sacerdos, de Cessateur; tous ont vécu entre le VIè et le VIIIè
siècle. Au XIVè siècle, Roger Le Fort des Ternes fut promu du siège de Limoges
à celui de Bourges où ses vertus lui valurent le titre de bienheureux.
SAINT GAUCHER, religieux (9 avril)
Né près de Meulan dans le Vexin vers 1060.
Gaucher se fixa tout jeune comme ermite en Limousin où il passait par
Saint-Léonard sur la route de Saint-Gilles. L’appui de l’évêque et du chapitre
cathédral l’amena à fonder le prieuré des chanoines réguliers d'Aureil et
quelques communautés féminines avoisinantes. Ce prieuré dont l’église fut
dédiée en 1093 à saint Jean l’Evangéliste s’inspirait des coutumes de Saint-Ruf
de Valence approuvées par Urbain II; au célibat traditionnel s’ajoutait ainsi
le partage de tous les biens. Aureil essaima vite dans le diocèse et ses
chanoines y furent responsables d’une quarantaine d’églises. Très mortifié,
Gaucher était un prédicateur populaire renommé. Il mourut octogénaire le 9
avril 1140 des suites d’un accident de la route et l’évêque de Limoges le
canonisa en 1194 avec l’autorisation du pape Célestin III
SAINT YRIEIX, abbé (26 août)
Né à Limoges de parents nobles au VIè siècle
Yrieix (Aredius) est le mieux connu des premiers saints limousins. Ordonné par saint
Nixier de Trêves, il fonda sur son domaine d’Attane un monastère dont les
filiales furent Vigeois et Excideuil en Périgord. Bâtisseur d’églises, Yrieix
fut surtout un fervent pèlerin qui visitait les sanctuaires renommés et les
personnages religieux de son voisinage, telle sainte Radegonde de Poitiers. Il
avait laissé la gestion de ses biens à sa mère Pélagie et il la suivit de
quelques années dans la vie éternelle, en 591, après un dernier pèlerinage à
Saint-Martin de Tours.
SAINT FERREOL, évêque (18 septembre)
Evêque de Limoges a la fin du VIè siècle
Ferreol eut a calmer les fureurs populaires contre les exactions des rois
mérovingiens, et aussi à reconstruire Saint Martin de Brive incendié en ces
temps difficiles. Il assista au concile de Mâcon de 585, où l’on visa à restaurer
la pratique dominicale, outre la responsabilité épiscopale dans la protection
des faibles et la discipline ecclésiastique. Ferréol présida les obsèques de
saint Yrieix en 591.
SAINT VICTURNIEN, ermite (30 septembre)
Victurnien était honoré comme ermite le 30
septembre dans une église Saint Etienne sur les bords de Vienne. Son corps
ayant été élevé de terre un 15 octobre et placé en châsse au XIIIè siècle, la
localité a gardé son nom. Une tradition tardive fait venir Victurnien des pays
celtiques aux temps mérovingiens et lui attribue la guérison des maladies
mentales.
SAINT-JUNIEN ET SAINT AMAND, ermites (16 octobre)
Le tombeau de saint Junien attirait à
Comodoliac les malades en foule dès la fin du VIè siècle. Vers le IXè siècle,
un récit liturgique rappela sa haute naissance, sa persèvérance au désert et la
protection que lui avait accordée l’évêque saint Rorice 1er. Ce récit lui donne
comme maître spirituel saint Amand dont le tombeau fut retrouvé sur place à la
fin du XIè siècle, mais dont on ne sait rien. La basilique Saint André de
Comodoliac fut bâtie par l’évêque Rorice II sur le tombeau de saint Junien qui
l’avait guéri et qui donna, avec Notre-Dame, son nom à l’édifice rebâti au
XIIè siècle. Une communauté de moines, puis un chapitre de chanoines
desservirent le sanctuaire jusqu’à
SAINT LEONARD, ermite (6 novembre)
Léonard était un ermite d’origine germanique
vénéré à Noblat depuis les Vllè/IXè siècles. Sa réputation de libérateur des
prisonniers était grande, et l’on rédigea au XIè siècle le récit liturgique de
sa vie et de ses miracles pour l’édification des pèlerins qui se pressaient
dans son sanctuaire sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Saint
Lèonard est resté en souvenir et en honneur de l’Angleterre à l’Italie, mais
surtout en Allemagne du Sud.
SAINTS ISRAEL, prêtre, et THEOBALD, diacre (7
novembre)
Israèl est né près du Dorat au milieu du Xè
siècle et fut offert tout enfant à cette église nouvellement créée par le comte
de
SAINT JUST (26 novembre)
Ce saint homme était anciennement fêté le 26
novembre sur le territoire qui porte aujourd’hui son nom. Vers l’an mil ses
reliques furent données à l'abbaye Saint-Martial nouvellement fondée à Limoges,
et une belle légende en fit un prêtre disciple de saint Hilaire. Une partie des
reliques semble avoir été encore ramenée à la cathédrale vers 1220; on en
trouve également à Couzeix comme à Saint-Just-le-Martel depuis
SAINT ELOI, évêque (1er décembre)
Né vers 588 à Chaptelat, Eloi apprit
l'orfèvrerie et sut se faire apprécier des rois qui l’employèrent par son
habilité et son honnêteté. Laïc vertueux et mortifié malgré ses richesses, il
employait celles-ci à la libération des captifs; il fonda un monastère à
Solignac avec l’aide de l'abbé Remacle, et un autre dédié à Saint Martial pour
les vierges de Paris. Devenu évêque de Noyon en 641, Eloi savait prêcher dans
un style vivant et direct à des populations encore à peine chrétiennes. Il put
revenir installer à Solignac le successeur de Remacle et mourut en 660. Son
culte eut, à la fin du moyen âge, la faveur des artisans en divers métaux.
SAINTE VALERIE (10 décembre)
Proche de saint Martial par son
ensevelissement à Limoges, Valérie lui fut associée dans son ministère par les
récits liturgiques des IXè et Xè siècles. Son corps fut alors transféré au
monastère de Chamhon-sur-Voueize qui dépendait de Saint-Martial. Une église
moderne de Limoges rappelle son souvenir.
SAINT SAUVEUR et SAINT
JULIEN, honorés à Rochechouart
Le choix du vocable St Sauveur appartient
aux religieux de Charroux qui étaient les fondateurs du monastère de
Rochechouart
SAINT JULIEN de Brioude
Gage de l’union des deux paroisses de
Biennac et de Rochechouart. Né àVienne, dans le Dauphinè, saint Julien fut
décapité à Brioude lors de la persécution de l’empereur Dioclétien en 304. Il
passait pour guérir les paralytiques, les aveugles, les boiteux.
SAINT LUCIUS
Chrétien de la communauté carthaginoise. Il est martyrisé à Carthage avec ses compagnons (5 ou 6) le 23 mai 259. Une lettre de prison relate leur martyr. Ils avaient été arrêtés suite à 2 édits de l’année précédente de l’Empereur Valérien exigeant l’exécution du clergé et l’interdiction des rassemblements cultuels.
SAINT EMERITE
Saint
Émérite et ses compagnons martyrisés en 304 (31 hommes et 18 femmes) à Abitina
aujourd’hui Chououd al-Batin en Tunisie. Alors qu’on supplicie ses compagnons
il intervient pour revendiquer l’instigation des rassemblements chrétiens et le
prêt de sa maison.
SAINT CÔME et SAINT DAMIEN
Deux saints martyres dont les origines
remontent aux origines de la chrétienté. Saints anargyres patrons des médecins.
Thaumaturges, ils jouirent de la reconnaissance des malades guéris. Énorme
dossier hagiographique à leur sujet.