Extrait du "Guide du Pèlerin de l'an 2000"   (RETOUR)

SAINT MAXIMIN, honoré à Magnac Laval

Saint Maximim, né près de Loudun en Poitou à la fin du IIIè siècle, devint évêque de Trêves capitale d’été de l’empereur romain Constantin. Il s’arrêtera souvent à Magnac Laval au cours de ses voyages au pays natal il mourut le 29 mai 352. Ses reliques sont conservées à Pfalzel près de Trêves.

SAINT THEAU ou TILLON, prêtre et ermite (7 janvier)

Captif saxon racheté par saint Eloi, le jeune Théau ou Tillon fut initié par lui à l’orfèvrerie et par saint Remacle à la vertu. Eloi devenu évêque de Noyon en fit un prêtre pour l’évangélisation des Saxons installés en Flandre. Après la mort de son évêque en 659, Tillon se retira dans les solitudes de la Haute Auvergne il revint finir ses jours à Solignac dans un ermitage où il recevait et conseillait même des évêques. Il mourut à un âge avancé vers 702 et ses reliques furent détruites au temps des guerres de religion.

 

SAINT VAURY, ermite (10 janvier)

Venu du Nord-Est de la Gaule vers le tombeau de saint Martial au VIè siècle Vaury se fixa comme ermite sur l’éminence des Trois-Cornes, près d’une église dédiée à saint Julien où il devait être enterré. Donné à l’abbaye de saint Martial, le lieu fut pourvu d’un petit monastère et les reliques du saint patron mises quelque temps à l’abri à Montjovis vers 1010. La dédicace de l’église fut faite le jeudi 3 juillet 1035 par l’archevêque de Bourges et quelques évêques de sa province qui s’y entretinrent de la Paix de Dieu en Aquitaine. La châsse émaillée de saint Vaury et ses reliques ont été sauvées à la Révolution.

 

SAINT VAAST, ou GASTON, évêque  (6 février)

Saint Vaast était originaire des confins du Périgord et du Limousin, peut-être de Courbefy, au siècle. Missionnaire dans le Nord païen de la Gaule comme plusieurs Aquitains cultivés de l’époque, il fut chargé de préparer le roi Clovis à son baptême de 496. Saint Rémi de Reims chargea ensuite Vaast d’être l’évêque des cités de Cambrai et d’Arras, et c’est dans cette dernière ville qu’il mourut en 540. L’église et l’abbaye mise sous son nom est devenue la cathédrale du diocèse et abrite toujours ses reliques.

 

SAINT ETIENNE DE MURET, diacre et ermite (8 février)

Ce jeune Auvergnat se fixa dans un ermitage à Muret, près d’Ambazac vers 1080 il y mourut presque octogénaire en 1124, visité par des légats romains de passage. Austère pour lui-même et pour les autres, Etienne recevait volontiers, échangeant avec ses visiteurs de tout rang les conseils spirituels et les dons; sa doctrine se fondait sur l’Evangile et les écrits de saint Grégoire le Grand. Ses disciples emportèrent son corps à Grandmont, sur la paroisse de Saint-Sylvestre, et, de là, rayonnèrent les petites fondations où clercs et laïcs menaient la même vie de travail et d’accueil dans la pauvreté. L’évêque de Limoges fit l’élévation des reliques d’Etienne en 1167 et, après enquête sur les enseignements, la vie et les miracles du bienheureux, le pape Clément III canonisa celui-ci en 1189. En 1256, son culte fut étendu à tout le diocèse et il était inscrit au martyrologe romain au XVIIIè siècle. Son chef, conservé à saint-Sylvestre, est honoré d’un pèlerinage annuel à la fin du mois d’août.

 

SAINT AVERTAN, religieux (25 février)

Jeune Limousin de famille modeste. Avertan entra chez les Carmes de Limoges au XIVè siècle et s’y fit remarquer par son obéissance et sa dévotion à la Vierge Marie. Parti pour un pèlerinage à Rome, il succomba à Lucques aux fatigues de la route et à une épidémie. Les miracles qui eurent lieu auprès de son corps valurent à ses reliques un transfert à la cathédrale de Lucques au XVIè siècle et, à lui-même, un culte dans son Ordre. Ce culte fut adopté par le diocèse de Limoges à la fin du XVIIIè siècle.

 

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