Février
1936 : le Frente Popular (Front Populaire) triomphe aux élections.
La droite monarchiste de Calvo Sotelo et la Phalange
Espagnole appellent au soulèvement militaire.
Le chef phalangiste, José Antonio Primo
de Rivera, est arrêté le 13 mars.
Des
troubles secouent toute l'Espagne. Calvo Sotelo est assassiné.
Le
18 juillet 1936, éclate la rébellion militaire contre
le gouvernement légal de la République.
Contrairement aux
plans des insurgés, dans plusieurs grandes villes d'Espagne
(Madrid, Barcelone, Valence, Bilbao, Malaga …) le peuple en
armes fait échec au soulèvement ...
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L'armée
(dans sa majorité), la Légion et la Garde Civile participent
à l'insurrection, soutenus par les phalangistes et les carlistes.
L'Eglise espagnole et sa hiérarchie - à l'exception du petit
clergé basque - se rangent à leurs côtés."Nous
ne livrons pas une guerre mais une croisade",
déclare l'Evêque de Pampelune. Nommé chef unique des
nationalistes, le général Francisco Franco, annonce
qu'il entrera dans Madrid avant le 12 octobre 1936, el día
de la raza, le "jour de la race". |
Les généraux
Franco, et Queipo de Llano aux côtés de l'Archevêque
de Séville.
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La résistance
des combattants républicains et des Brigades Internationales
est héroïque.
La population est soumise à de terribles
bombardements.
Mais Madrid tient bon, la capitale ne tombe pas.
Cependant, supérieures en nombre, appuyées
par l'Allemagne hitlérienne et l'Italie fasciste, les troupes nationalistes
progressent.
Malgré une défaite à Guadalajara,
elles contrôlent en 1937 plus de la moitié du pays.
Après de féroces bombardements
(Guernica), le Pays Basque tombe à son tour.
L'armée républicaine engage sans
succès plusieurs contre-offensives (Brunete, Belchite). Les troupes
de Franco atteignent pourtant la Méditerrannée le 15
avril 1938, coupant en deux le territoire
républicain. |
| Le 26
juillet 1938, afin de briser l'étau qui se resserre,
les républicains engagent toutes leurs forces dans une ultime offensive
: la bataille de l'Ebre. Malgré une couverture aérienne
insuffisante, les républicains franchissent le fleuve. Mais après
quatre mois de combats très durs, les franquistes réussissent
à les repousser. Alors, commence l'agonie de la République espagnole. |
Les efforts diplomatiques
déployés par le gouvernement Negrín pour trouver des appuis
se heurtent à la mollesse -pour ne pas dire plus- des pays
démocratiques.
Croyant "sauver la Paix", ceux-ci viennent
d'ailleurs de s'incliner devant Hitler en signant les accords
de Munich. Incontestablement, cette politique dite de non-intervention va profiter aux ennemis de la République espagnole.
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Le 23 décembre
1938, Franco lance ses armées sur la Catalogne.
Un mois plus tard, Barcelone démoralisée tombe (26
janvier 1939).
Au nord, sur les routes, des cohortes de réfugiés
républicains fuient l'avancée franquiste.
En quelques jours, 400.000 d'entre eux franchissent les Pyrénées
jusqu'au 10 février 1939 quand les troupes de Franco atteignent
la frontière française.
A Madrid, espérant pouvoir négocier une reddition "honorable"
avec Franco, un colonel républicain (Casado) organise un coup de
force qui va accélérer la débâcle.
Le 28 mars
1939, la capitale tombe aux mains des troupes franquistes.
Franco proclame sa victoire totale le 1er avril 1939.
Quatre
mois plus tard seulement,
le 1er septembre 1939,
les
troupes hitlériennes envahissent la Pologne.
La
2e guerre mondiale a commencé.
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