Le sarkozisme pour les nuls !
Sélection de mes articles écrits en 2008 et 2009 pour aider à décoder le sarkozisme.
La
France vit un traumatisme. Elle est passée d’un règne de "roi fainéant"
(pour reprendre le mot aimable de Sarkozy à l’endroit de son prédécesseur)
au règne du roi Soleil, deuxième du nom. Par son désir d’éblouir le monde
par ses fastes dispendieux et ses actions éclair, Sakozy a imposé au pays un
changement radical, et pas seulement de rythme. A demi assommé, le peuple ne
sait comment réagir, l’opposition encore moins. Sauf Bayrou peut-être qui
suit sa ligne et n’en dévie pas.
Qu’est-ce qui a donc changé en France qui l’a marquée pour longtemps ? Est-ce seulement la victoire d’une droite plus libérale, plus nationaliste et plus alignée sur l’Amérique ? Ou est-ce davantage ? Les Français étaient habitués à vivre sous une présidence qui, traditionnellement, déléguait à son premier ministre. C’est ce dernier qui allait en première ligne et qui prenait les risques. Mais cette tradition a été bousculée. C’est une forme de violence qui a été infligée au pays par le nouvel hôte de l’Elysée. LIRE LA SUITE
"La politique ne se fait pas à la corbeille", disait le général
De Gaulle. Mais aujourd’hui, c’est le sens des affaires qui détermine la
politique de la nation. "Gouverner, c’est prévoir", avait proclamé
Emile de Girardin. Mais le président français est incapable de prévoir ;
il se laisse diriger par la fulgurance de ses intuitions pour ce qui est de
donner le cap. La politique, aujourd’hui dictée par la Corbeille, est un art
que l’on jette à la corbeille ! LIRE
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"Face
à la crise" est le titre qui a été choisi pour l’émission télé
qui offrira ce soir une tribune au chef de l’Etat. Mais comment faire face à
la crise lorsqu’on a liquidé soi-même les moyens financiers d’y faire face
en accordant un gros cadeau fiscal aux riches en début de mandat ?
Apaiser, le temps d’un exercice d’avocat-comédien, l’inquiétude des français
ne fera pas disparaître la réalité quotidienne de ces derniers qui chaque
jour perdent plus alors que Sarkozy leur avait promis le contraire : de
"gagner plus". LIRE
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La France respire-t-elle ? Y a-t-il quelque chose qui vienne ensoleiller son avenir ? Comme l’avènement du phénomène Obama en Amérique ? Cet article en forme d’interrogation ne prétend pas donner des réponses mais tente juste d’éveiller un questionnement. A l’heure où Sarkozy remise la France au musée de l’Histoire et crée un haut commissaire pour s’occuper de la jeunesse, peut-on dire que l’air est libre ? LIRE LA SUITE
C’est une république. Oui, mais c’est une république qui perd peu à peu son caractère démocratique et qui devient chaque jour davantage une autocratie ! Pourtant, le Sarkozistan n’est pas né sans une volonté du peuple, certes manipulée. Mais les élections sont-elles encore le reflet d’une bonne démocratie ? LIRE LA SUITE
Le 8 mai, célébrant la victoire de 1945 sur le nazisme, bientôt supprimé des commémorations officielles ? C’est ce que propose le très sarkoziste Jean-Pierre Jouyet. Cette position rappelle combien 1945 fait très peu partie des références historiques du sarkozisme. En revanche, certains faits montrent que le sarkozisme se rattache davantage à l’esprit de 1940. LIRE LA SUITE
"L’argent ne doit pas être un problème", est une des règles du sarkozisme. A l"inverse du christianisme pour lequel la main droite doit ignorer ce que fait la main gauche, les opérations d’argent ne doivent pas être dissimulées. Bien au contraire. Il faut qu’il y ait décomplexion et levée des tabous sur ces questions, quitte à forcer les esprits encore réticents à s’accommoder à cette manière de voir. LIRE LA SUITE
Le
sarkozisme, ça se vend comme une lessive !
De l’utile au futile, il veut tout régenter ! Il veut gérer notre temps disponible pour le consacrer prioritairement au travail, cela sans nous demander notre avis. Il s’immisce sans aucune gêne dans notre vie privée au prétexte qu’il rend la sienne très voyante. Il entre dans nos maisons par la télévision pour s’occuper de nos cerveaux disponibles. Il lit dans notre carte génétique. Président absolu, il n’est pourtant pas de droit divin, bien qu’il soit allé à Latran chercher la bénédiction du pape. Pas de droit divin, juste élu par le peuple ! LIRE LA SUITE
On pourrait dire aussi "avec l’argent, tout est permis", mais la formule, ici, permet de renvoyer un certain candidat à son slogan de "tout est possible". Ledit candidat avait promis la main sur le cœur de s’en prendre aux patrons voyous et de revoir la question des parachutes dorés des PDG. Reniant sa promesse, il décide de ne pas toucher aux parachutes et de dépénaliser plutôt les délits d’affaires. Mais il est homme de promesse malgré tout... avec ses amis ! C’est ainsi qu’il respecte le pacte conclu avec l’affairiste Bernard Tapie. LIRE LA SUITE

Le président de la République en exercice est-il le "chef des armées" ? Remplit-il le rôle que lui impose la Constitution ? Nous allons voir qu’il manque plutôt à son devoir et se montre en chef désarmé plus que "des armées" : réduction brouillonne et désordonnée du budget militaire, intégration de la France dans l’Otan et derrière les Etats-Unis. Mais si le président Sarkozy ne se pose pas en chef des armées, c’est aussi pour des raisons majeures qui tiennent à sa personnalité propre. LIRE LA SUITE

La politique de la division nationale du chef Sarkozy n’est que la continuité de la tactique électorale consistant à créer de la dissension dans les camps adverses, autrement dit chez tous ceux qui ne sont pas "avec moi". Mais pourquoi faut-il que la chance vienne apporter en plus son coup de main ? Je veux parler du vote dissident de Jack Lang qui a fait voler en éclats la belle unité retrouvée du PS. Ce parti sur le déclin n’avait vraiment pas besoin de cela. Mais, plus grave, le principe "diviser plus pour régner plus" de Sarkozy s’insinue sournoisement dans la société française. LIRE LA SUITE

Cet axiome de la pensée sarkoziste selon lequel tout argent est mérité est ce qui fonde le règne de l’argent-roi, c’est-à-dire l’argent élevé au rang de valeur centrale et suprême. L’argent décomplexé, sans tabou, sans limites aussi. Mais un axiome est par définition une vérité indémontrable que nous devons admettre. Or, s’agit-il vraiment ici d’un axiome ou bien plutôt d’une affirmation fausse que l’on veut nous faire admettre ? Si l’affirmation est fausse, c’est tout un pilier porteur de la politique sarkoziste qui défaille. LIRE LA SUITE

Le SAV n’est plus en mesure d’assurer que les réformes promises seront appliquées. 10 promesses parmi celles qui comptaient le plus pour l’électorat sarkoziste ont été purement abandonnées. Et le quotidien des Français ne ressemble en rien à la "France d’après" idyllique du présomptueux candidat. L’avenir n’est pas non plus aussi glorieux qu’il l’affirmait avec son "tout devient possible". Le nouveau chef de l’Etat parla pourtant, lors de ses premiers vœux officiels, de "politique de civilisation" et de "nouvelle Renaissance". Quelle civilisation ? Quelle renaissance ? LIRE LA SUITE
Maintenant il va nous faire sa télé ! Regrouper les journaux de France 2 et France 3 pour mieux contrôler l’information, désigner lui-même le président de France Télévisions, on n’a jamais vu en France une telle volonté de mainmise sur les médias. Il nous faisait déjà son cinéma avec ses coups de sang, ses amours mises en scène, voilà maintenant qu’il va nous faire sa télé. LIRE LA SUITE
Le "travailler plus pour gagner plus" est un slogan élaboré sous le seul point de vue patronal. Scandé de manière honteusement démagogique pour séduire les ouvriers, il n’a jamais reflété que la volonté du patronat. Jamais, il n’a été pensé à l’aune de la situation du salarié. De plus, ce slogan trompeur se fixe sur le seul aspect quantitatif du travail quand il faudrait se pencher de façon urgente sur bien d’autres aspects. LIRE LA SUITE
Le
peuple veut du pouvoir et du pouvoir d’achat !Du pain et un rôle à jouer dans les décisions politiques, c’est ce que veut le peuple. Or, ce n’est pas ce vers quoi nous allons. Le "président du pouvoir d’achat" prépare une amputation de budget pour plus de 2,5 millions de personnes aux bas revenus (suppression de la prime pour l’emploi). Il n’oriente pas la réforme des institutions vers une participation plus active des citoyens : le référendum d’initiative populaire est acté, mais à condition qu’il soit rendu inapplicable en réalité ! LIRE LA SUITE
Avec
Sarkozy, tout devient Pau cible ! Certaines formules mettent du temps à révéler toute leur signification profonde. On n’en goûte qu’avec retard la saveur amère, dissimulée comme une seconde couche. Ainsi en est-il du slogan fétiche du candidat Nicolas Sarkozy qui poursuit d’une vindicte obsessionnelle un certain Béarnais, - "troisième homme" des présidentielles - quitte à occasionner quelques dégâts collatéraux dans cette bonne ville de Pau. LIRE LA SUITE
Sur la lancée de sa vision personnelle de l’Histoire ("bilan positif" de la colonisation, refus de la repentance, "laïcité positive"), le chef de l’Etat a pris la décision d’imposer le devoir de mémoire pour la Shoah en classe de CM2. Il a ainsi attribué une sorte de label de la repentance positive à la communauté juive de France. LIRE LA SUITE
Voici presque un an que Sarkozy a été élu, un an qu’il ne préside pas, un an qu’il n’incarne pas la République. Son comportement de patron de l’"entreprise France" le conduit à jeter le plus grand trouble sur l’échiquier politique, chez les journalistes et surtout au sein du peuple français. LIRE LA SUITE
Une fois de plus, le mot "cynisme" est employé à propos de Sarkozy. C’est sous la plume de Michel Onfray (philosophe) et de Patrick Braouzec (député PCF) dans un "point de vue" du Monde du 21 janvier. Cet attribut lui est aussi fréquemment collé par des gens du PS ou du MoDem. Cela mérite donc un arrêt. Posons-nous aussi cette question : le sarkozisme est-il fondé sur la raison ? Est-il un courant rationnel ? LIRE LA SUITE