NDLR : Vous avez sûrement
remarqué lors des soirées ou vous remarquerez au Gala des gens avec des bonnets
bizarres avec tout plein de pin’s dessus. Avant de les juger, vous qui êtes
tolérants, vous vous demanderez ce que
c’est et essaierez de vous renseigner auprès de plusieurs personnes pour avoir
un avis objectif. Ce que propose ici G.M est son interprétation toute
personnelle (et fictive ?) de l’historique de la faluche. Pour d’autres
interprétations, n’hésitez à vous renseigner, les faluchard(e)s sont très
ouvert(e)s…
Qu’est ce que le faluchard
?
Étymologiquement, ce mot est composé par
deux termes, qui sont phallus et art. En effet, à la renaissance, période où la
recherche du beau et artistique était de mise; un jeune ecclésiastique,
amoureux de peinture et voulant se démarquer des autres peintres, eut l’idée de
peindre avec sa verge. Cependant, il constata rapidement que pour que celle-ci
soit un bon pinceau, il fallait qu’elle soit en état de tumescence c’est à dire
un phallus. De plus un autre problème se posa : comment garder cet organe ainsi
érigé afin de terminer ses oeuvres ? Il constata lors d’une soirée bien arrosée avec quelques nones que
l’intromission de son organe dans un milieu humide et malaxé lingualement lui permettrait de rester davantage de temps
opérationnel . En outre, le décalottement-calottement successif réalisé par ces
nones lui permettrait d’enlever le gros de la peinture étalée sur son gland, la
salive nonale faisant la finition, tout en permettant une bonne rigidité pour l’étalement
de la couleur suivante : la technique était née et était jouissante.
Ce type de peinture se développa rapidement
pour son rapport qualité-prix très
attractif. Il suffisait juste d’avoir de la peinture, d’aller dans un couvent,
nombreux à cette époque, et le tour était joué. Pas besoin d’avoir différents
pots pour mettre de l’eau, ni de trouver de l’eau propre et encore moins
d’acheter des pinceaux; bref c’était la solution. Les peintures se vendaient ou
se troquaient comme des petits pains. Certaines femmes laïques, ayant
pressenties le « bon coup »,
se firent nettoyeuse de pinceau et se mirent à leur compte. D’autres
préféraient être salariées dans de petite structure, à la tête de laquelle il y
avait un homme. Le métier prospérait et l’on vit apparaître des rues, des
places spécialisées comme la place Pigalle. Même dans certains bois !! Certains
artistes s’y trouvant plus inspirés.
Malheureusement, on vit bientôt apparaître
des contre-façons. Afin de lutter contre ce fléau, la profession s’organisa et
décida d’adopter un uniforme caractéristique et d’organiser un concours
d’entrée très sélectif. C’est donc en 1888 que fut adopté le béret appelé
phalluche. Sur celui-ci, il y avait de nombreux codes tels que l’année de
réussite de l’examen, l’autre profession du peintre... Par exemple, si le
peintre était aussi apothicaire, excusez-moi, épicier il portait une couleur
verte sur sa phalluche. Enfin toute personne ayant un rôle dans le phallus art
pouvait porter la phalluche. Au fil des ans, l’expression phallus art a été
transformée en un seul terme celui de faluchard. Ce terme désigne aujourd’hui
aussi les membres de ce cercle très fermé. Aujourd’hui, la peinture est un peu
tombée en désuétude et les faluchards masculins se sont reconvertis dans l’art éphémère, offrant des services
inégalés encore à l’heure actuelle avec des pinceaux synthétiques (godemiché).
Quant aux faluchardes, elles sont toujours très actives dans le nettoyage des
pinceaux et plus si affinités.
ATTENTION : à ceux, qui auront lu ces lignes, si vous désirez un
nettoyage de pinceau, vérifiez bien que la personne est une faluche et de
préférence en velours rouge(médecine) gage de sa grande expérience. Les
faluches en velours vert (pharma)et
celles en velours bordeaux (dentaire) sont bien aussi mais se sont la plupart du temps celles qui n’ont pas réussi
l’examen pour avoir la faluche rouge.
G.M. , faluchard et fier de l’être …