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Toute chose dans l'univers est
elle-même un indice parlant de l'existence de Dieu , de Ses nobles
Attributs et de Ses Noms sublimes.
Un poète a dit :
Il y a en toute chose un signe indiquant qu'Il est l'Unique
Un autre a dit :
Regarde attentivement ce qui pousse de terre pour y voir, les traces
de I'oeuvre du Roi,
Des sources d'eau argentée s'élevant (vers le ciel), et
des fleurs tel de l'or pur,
Se dressant sur des tiges d'émeraude témoignant que
Dieu n'a aucun associé
1. On demanda à un Bédouin d'apporter un indice
prouvant l'existence de Dieu - Exalté soit-Il -.
Il dit aussitôt : « La fiente indique la présence
du chameau, le crottin indique celle de l'âne et ces traces de pas
indiquent la marche. Que dire alors d'un ciel avec des constellations, une
terre avec des vallées spacieuses et une mer avec des vagues !
N'indiquent-ils pas l'existence du Créateur infiniment indulgent,
L'Omniscient, Le Tout-Puissant !? »
2. On raconte qu'un athée renia l'existence du Créateur
en présence de Jà'far as-Sâdiq - qu'Allah l'agrée
- . Alors Ja'far lui demanda: « As-tu jamais pris la mer ? - Si,
répondit l'homme. - As-tu vu ses abîmes terrifiants ? lui
demanda-t-il. »
Il dit : « Oui, un jour des vents terribles se
déchaînèrent brisant le navire et noyant les marins. Je
me suis accroché moi-même à une planche. Finalement cette
planche m'échappa et je me suis trouvé au milieu du remou des
vagues qui me jetèrent sur l'a côte. »
Ja'far lui dit alors : « Tu as compté d'abord sur le
navire et sur son capitaine, puis sur la planche dans l'espoir du salut. Une
fois que tu as perdu toutes ces choses, t'es-tu soumis à ton sort ou
avais-tu gardé encore quelque espoir de salut ? » Il dit :
« J'ai plutôt gardé l'espoir. »
Ja'far lui dit : « De qui espérais-tu ton salut ?
» L'homme se tut ! Alors Ja'far lui dit: « Le Créateur est
précisément celui dont tu espérais ton salut, et c'est
Lui qui t'a sauvé de la noyade ! »
C'est ainsi que cet homme se convertit à l'Islam grâce
à lui.
3. Aboû Hanifa - qu'Allah l'agrée - menait un combat
sans merci contre les existentialistes (ad-dahriyoûn). Ces derniers
cherchaient par tous les moyens l'occasion de l'éliminer. Un jour
qu'il était assis dans sa mosquée, un groupe de ces gens l'attaquèrent
avec des sabres pour l'assassiner.
Il leur dit : « Répondez d'abord à une question,
puis faites de moi ce que vous voulez ! - Quelle est ta question ?
dirent-ils. » Il dit : « Que diriez-vous de quelqu'un qui vous
dit : J'ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré
en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de
toutes sortes. Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son
chemin à travers les flots sans avoir un capitaine pour le diriger ni
un pilote rectifiant sa direction. Est-ce que l'esprit accepte une telle
affirmation ? - C'est une chose inconcevable ! dirent-ils. » Aboû
Hanîfa leur dit alors : « Yâ Soubhâna Allah ! -
Gloire et pureté à Dieu ! - Si l'esprit n'admet pas qu'un
navire avance en toute quiétude en mer sans pilote ni capitaine, comment
peut-il admettre que ce monde se maintienne sans Créateur ni
Conservateur malgré la diversité de ses états,
l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées
!? » Ils fondirent tous en larmes et lui dirent : « Tu as
vraiment raison. » Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et
revinrent à Dieu repentants.
4. Un groupe de personnes demanda à l'imam
ach-Châfi'î :
« Qu'est-ce qui prouve l'existence de Dieu ? » Il dit :
« la feuille du mûrier ! Son goût, sa couleur, son odeur et
sa nature sont-elles identiques à vos yeux ? - Oui,
répondirent-ils. » Il dit : « Et cependant, le ver
à soie la mange et il en sort de la soie ! L'abeille en fait du miel ;
l'ovin en sort la fiente ; les gazelles la mangent et le musc se forme dans
leurs glandes. Qui donc a fait que ce que ces créatures produisent
diffère, alors que la nature de la feuille de mûrier est une ?
» Sa démonstration leur plut et ils embrassèrent l'Islam
grâce à lui. Ils étaient dix-sept.
5. La même question fût posée à l'imam
Ahmad ibn Hanbal qui dit : « Voilà un rempart solide et lisse
(la coquille de I'oeuf). Il n'a ni porte ni fenêtre. Sa face externe a
l'aspect de l'argent et sa face interne a celui de l'or pur.
Voilà tout à coup que son mur se brise et il en sort un
animal doté de l'ouïe et de la vue. Il a un bel aspect et une
voix agréable (le poussin) ! »
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