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La Zakat |
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Introduction L’aumône légale (
Al-Zakât ) est le troisième Pilier de l’Islam. Allah
– Exalté soit-Il – en a institué l’obligation
dans Son Livre en disant : { Prélève de leurs
biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis. } { Ô les croyants !
Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées { Et accomplissez la Salat et acquittez
la zakat. } Le Prophète - que la paix et
le salut soient sur lui - a dit aussi : L’Islam est bâti sur cinq
fondements : L’attestation qu’il n’y
est de dieu qu’Allah et que Mûhammad est
Son Serviteur et Son Messager. L'accomplissement de la Prière.
L’acquittement de l’aumône légale. Le jeûne du
Mois de Ramadhâne. Le Pèlerinage à la Mecque au moins une
fois dans sa vie pour celui qui en a les moyens. Chaque Musulman dont la condition
financière est au-dessus d’un certain minimum
précisé, doit payer annuellement de ses ressources à 8
catégories qu'Allah a désignées comme suit : { Les Sadaqats ne sont
destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent,
ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam),
l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans
le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un
décret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage } [ Sourate 9 -
Verset 60 ] Le pauvre est celui qui ne trouve pas de
quoi subvenir à ses besoins et à ceux des siens, en nourriture,
vêtements et logement, même s’il possède un montant
imposable de biens. Le nécessiteux peut être
plus ou moins aisé que le pauvre. Tout deux sont
considérés sur le même pied d’égalité
et on leur applique la même règle. Mais Le Prophète
dans un hadith, a défini le nécessiteux comme suit : « Le nécessiteux
n’est pas celui qui va d’une personne à une autre,
congédié par une bouchée ou deux, par une ou deux
dattes, mais le nécessiteux est celui qui n’a rien à dépenser
et dont on ne soupçonne pas la privation pour lui venir en aide et qui
ne présente pas pour demander l’aumône » La zakat n’est valable
qu’accompagnée de l’intention de la faire. Si elle en est
dépourvue, elle n’a plus valeur de Zakât,, car le
Prophète dit : « Tout acte est relié
à l’intention qui l’inspire et nul n’a de son
œuvre que la valeur de son dessein ». Donc, celui qui s’en acquitte, doit
avoir à l’esprit que c’est bien la Zakât de ses
biens qu’il fait en vue d’être agréable à
Allah . La sincérité est la condition pour
l’agrément de toute dévotion. Allah dit : { …cette Loi ne leur est prescrit
que d’adorer Allah d’un culte sincère } [ Sourate 98
- Verset 5 ] L’argent que nous versons à
titre de zakât n'est pas quelque chose dont Allah a besoin
ou qu'Il reçoit. Il est au-dessus de tout besoin ou
désir. Il nous promet, dans Sa grâce infinie, des
récompenses innombrables si nous aidons nos semblables. Mais il y met une condition fondamentale
: quand nous versons la zakât au nom d'Allah nous ne devons pas
attendre ni exiger un profit terrestre des bénéficiaires ni
essayer de nous établir une réputation de philanthrope. La zakât est aussi fondamentale
dans l'Islam que les autres formes des ‘Ibâdât :
Salât (la prière) et Sawm (le jeûne). Son importance
réside dans le fait qu'elle nourrit en nous les qualités de
sacrifice et nous débarrasse de l'égoïsme.
L’Islam accueille en son sein ceux-là seuls qui sont prêts,
dans la voie d'Allah, à distribuer une part de leurs biens durement
gagnés, volontairement et sans aucun espoir de profit temporel ou
personnel. L’Islam n'a rien à faire
avec les avares. Un vrai musulman, quand l'appel viendra, sacrifiera
tous ses biens selon le désir d'Allah , car la zakât l'a
déjà entraîné à cela. La
société musulmane a énormément à gagner
à l'institution de la zakât. C'est le devoir le plus
strict de tout musulman fortuné de venir en aide à ses
semblables pauvres ou dans une situation moins favorisée. Sa
richesse ne doit pas être utilisée uniquement pour son confort
et son luxe personnels ; d'autres ont aussi un titre sur ses biens : les
veuves et les orphelins de la nation, les pauvres et les invalides ; ceux qui
ont des capacités mais manquent des moyens de chercher un emploi
utile, ceux qui ont les capacités mais pas d'argent pour
acquérir de l'instruction et devenir ainsi des membres actifs de la
communauté. Celui qui ne reconnaît pas un droit
sur ses biens à de telles personnes de sa communauté est
réellement cruel. Car il ne pourrait y avoir de plus grande
cruauté que de remplir ses coffres tandis que des milliers
d'êtres meurent de faim ou souffrent du chômage.
L’Islam est l'ennemi juré d'une telle forme
d'égoïsme et de cupidité. Les incroyants,
dénués de tout sentiment d'amour universel, ne savent que
conserver leur argent, et pour le faire fructifier le prêtent avec
intérêts. Les enseignements de l'Islam sont l'exacte
antithèse de cette attitude. Ici on partage sa richesse avec ses
semblables et on les aide ainsi à se suffire à eux-mêmes
et à devenir des membres productifs de la société. Les secrets de la
Zâkât L’aumône légale
(az-zakât) est l'un des piliers de l'Islam. Allah l'a
liée à la prière. Il a dit : { Et accomplissez la Salat et acquittez
la zakat. } Pour ce qui des genres de la zakât,
de ses chapitres et des raisons de son obligation, ils sont traités en
particulier dans des manuels de fiqh. Contentons-nous ici
d'évoquer quelques conditions et règles de bienséances
qui s'y rapportent. Parmi ses conditions, il y a l'obligation
de s'acquitter de ce qui est stipulé et non pas de sa valeur, car
celui qui s'autorise à ne s'acquitter uniquement de la valeur ne fait
seulement que colmater une brèche. Or le fait de colmater une
brèche ne constitue pas tout le but recherché mais uniquement
une partie. Ceci parce que les obligations de la Loi religieuse sont de
3 sortes : - La première partie - il s'agit
d'un culte pur comme le fait de lancer des petits cailloux pendant le
pèlerinage. En effet, le but de la Loi religieuse consiste
à éprouver le fidèle par I'oeuvre pour qu'il exprime sa
servitude à travers un acte qui n’a pas un sens particulier bien
concevable, parce que la nature humaine a tendance à favoriser ce qui
a un sens. Ce qui ne peut exprimer la servitude pure en y recourant,
contrairement à ce que nous avons indiqué. - La deuxième partie : il s'agit
de l'inverse, à savoir ce qui n'a pas pour but le culte et la
dévotion, car ce qui y est visé c'est un droit pur comme le
fait de s'acquitter d'une dette envers les humains ou de restituer un bien
spolié et ainsi de suite. Dans ce genre d'acte, on ne
considère pas non plus l'intention et l'acte lui-même car le but
est atteint et l'interpellation de la Loi cesse pour celui qui en est
bénéficiaire. Ces deux parties sont simples. - Quant à la troisième
partie, elle est composée. C'est qu'à travers l'acte on
vise les 2 choses à la fois : éprouver celui qui en a la charge
et garantir les droits des serviteurs. Ainsi cet acte recèle
à la fois le culte qui consiste à lancer les cailloux et
l'obligation de restituer les droits. Mais il convient de ne pas
oublier ici celui des deux sens qui est le plus subtil, à savoir la
dévotion, car ce qui est subtil est probablement plus important.
Or la zakât relève de cette catégorie. En effet, la
part du pauvre est visée par le colmatage d'une brèche et le
devoir du culte constitue le but de la Loi religieuse de connaître les
détails à ce sujet. De ce fait la zakât est devenue une
obligation comparable à la prière et au
pèlerinage. Allah est Plus Savant. Les règles en
matière de bonne conduite relative à la zakât Sache que l'aspirant à la vie
future a des obligations en matière d'aumône légale : - La première : il doit comprendre
qu'on vise 3 choses par la zakât : éprouver celui qui
prétend aimer Allah - qu'Il soit exalté - en l'obligeant
à s'acquitter de ce qu'il aime, se départir de la mauvaise qualité
de l'avarice ruineuse et le fait de rendre grâce pour le bienfait des
biens qu'on possède. - La deuxième obligation : c'est
le fait de s'acquitter en secret de la zakât pour éviter la
duplicité et la recherche de la réputation, d'autant plus que
le fait de s'en acquitter publiquement constitue également une
humiliation pour le pauvre qui en est bénéficiaire. Si le
fidèle craint l'accusation de ne s'être pas acquitté de
la zakât, il peut la donner publiquement à n'importe quel pauvre
qui se trouve au sein d'un groupe d'homme et la donner en cachette à
d'autres. - La troisième obligation : il ne
doit pas l'affecter par le mann (le fait de rappeler ses faveurs aux autres)
et par la gêne et la nuisance. En effet, cela peut arriver
à l'homme lorsqu'il se considère comme le bienfaiteur des
pauvres et leur donateur. Or s'il réfléchit bien, il
verra que c'est le pauvre qui est son bienfaiteur, car il a accepté de
recevoir un droit d'Allah qui constitue une purification pour le
donateur de la zakât. Si le donateur pense que le fait de
s'acquitter de l'aumône légale mérite un compliment pour
le bienfait des biens qu'il donne, il risque de briser le rapport entre lui
et les pauvres. Aussi il ne convient pas de mépriser le pauvre
à cause de sa pauvreté, car le mérite ne repose pas sur
la possession ou la non possession des biens et de l'argent. - La quatrième obligation : le
fidèle doit "mépriser le don" car celui qui trouve
grand un acte l'admire nécessairement, voilà pourquoi on a dit
: le bien ne s'obtient que par 3 choses : "le mépriser, le
hâter et le cacher". - La cinquième obligation : le
fidèle doit choisir parmi ses biens le plus licite, le meilleur et le
plus cher à son coeur. Pour ce qui est du plus licite, parce
qu'Allah est Bon et n'accepte que ce qui est bon. Pour ce qui du
meilleur, parce qu'Allah a dit : { Ne choisissez pas ce qui est vil
pour le donner en aumône } [ Sourate 11 - Verset 267 ] Le fidèle doit tenir compte
à ce sujet de deux choses : le droit d'Allah en Le
vénérant, car Il mérite qu'on fasse ce choix pour Lui,
du reste si un homme présente une mauvaise nourriture à son
hôte, il risque de provoquer son ressentiment. La deuxième
chose c'est son propre droit, car ce qu'il offre est ce qu'il retrouvera
demain au jour de la Résurrection. Aussi, il convient de choisir
le meilleur pour lui-même. Pour ce qui est du plus cher à
son coeur, parce qu'Allah a dit : { Vous n'atteindrez pas à la
piété vraie, tant que vous ne donnerez pas en aumône ce
que vous aimez } [ Sourate 3 - Verset 92 ] Ainsi on rapporte que lorsqu'Ibn
'Umar s'attachait trop à l'un de ses biens, il le donnait pour
se rapprocher d'Allah . On rapporte qu'il a effectué une halte
à un endroit appelé al-jihfa. Il a dit aux siens :
« je désire du poisson ». Ils se sont mis à en
chercher et n'en trouvèrent qu'un seul. Son épouse le
prit et le prépara avant de le présenter à Ibn 'Umar
. Mais un nécessiteux se présenta et Ibn 'Umar lui
dit : « Prends-le ». Les gens de sa maison lui dirent : «
Gloire à Allah ! Tu nous a épuisé et nous avons d'autres
provisions à lui donner ». Il leur dit : « Ce serviteur
d'Allah aime ce plat ». On rapporte également qu'un
mendiant frappa à la porte d'al-Rabî' ibn Khaytham. Il dit
aux gens de sa maison : « Donnez-lui des choses sucrées ».
Ils répondirent : « Si nous lui donnions du pain ce serait
meilleur pour lui ». Al-Rabi' leur dit : « "Malheur à
vous" ! Donnez-lui des choses sucrées car al-Rabî' aime ce
qui est sucré ». - La sixième obligation : le
fidèle doit rechercher pour l'aumône dont il doit s'acquitter,
quelqu'un qui la fructifie, qui fait partie des huit catégories de
personnes (retenues par le Coran) et qui doivent avoir les qualités
suivantes : La première qualité : la
crainte révérencielle. Aussi, le fidèle doit
consacrer son aumône aux Pieux, car il les aide ainsi à diriger
leur énergie spirituelle vers Allah . On rapporte que
'Abdullâh ibn al-Zubayr attendait que les serviteurs soient
prosternés pour venir placer sa bourse renfermant des pièces de
monnaie près de leurs chaussures, de telle manière qu'ils
ressentent le contact de la bourse sans le voir. On lui dit :
« Qu'est-ce qui t'empêche de le leur envoyer ? » Il
répondit : « Je déteste que le visage de l'un d'eux
change de couleur s'il voit mon envoyé ou me croise ». La deuxième qualité : la
science, car le fait de donner au savant favorise l'acquisition du savoir et
la propagation de la foi, ce qui constitue une manière de consolider
la Shari’a (la loi religieuse). La troisième qualité : il
doit être de ceux qui voient que la bienfaisance provient uniquement
d'Allah , et il ne doit s'arrêter aux moyens seconds qu'autant qu'il
est tenu d'en rendre grâce. Quant à celui qui a pour
habitude de louer en recevant un don, il a tendance à dénigrer
lorsqu'on l'empêche de recevoir. La quatrième qualité : il
doit préserver sa pauvreté, s'occuper de ses affaires et cacher
ses plaintes, conformément à la Parole d'Allah : {
L'ignorant les croit riches à cause de leur attitude réservée
} [ Sourate 11 - Verset 273 ] Ceux-là ne tombent dans les filets
de celui qui les vise que s'il les recherche et questionne les gens de chaque
quartier sur leur qualité. La cinquième qualité : il
doit avoir une famille, ou être atteint d'une maladie, ou encore
croupir sous les dettes. Un tel homme fait partie de ceux qui
éprouvent de grandes difficultés, or le fait de lui faire
l'aumône constitue un moyen de le faire sortir de la gêne. La sixième qualité : il doit
faire partie des proches et de ceux qui sont liés par le sang, car
l'aumône en leur faveur constitue à la fois une aumône
pour eux et un moyen de préserver les liens de sang. Ainsi celui
qui réunit deux de ces qualités ou plus, mérite
davantage de bénéficier de l'aumône en fonction du grand
nombre de ces qualités. Les règles de
bienséance chez le bénéficiaire de l'aumône Le bénéficiaire de la
zakât doit nécessairement faire partie des 8 catégories
de personnes bien connues. De ce fait, il a certaines obligations
à respecter : - La première obligation : il doit
savoir qu'Allah - qu'Il soit exalté - a alloué la
zakât en sa faveur pour lui éviter les soucis et faire en sorte
que son seul souci soit la recherche de l'agrément d'Allah -. - La deuxième obligation : il doit
remercier le donateur, le louer et faire des invocations en sa faveur.
Et que cela soit en fonction de l'action de grâce rendue pour
l'acquisition des moyens seconds. Car il a été
rapporté dans le hadîth : celui qui ne remercie pas les gens n'a
pas remercié Allah . D'ailleurs la plénitude du
remerciement consiste à ne pas mépriser le don même s'il
est minime et à couvrir ce qu'il renferme comme défauts.
Car l'obligation du donateur réside dans la minimisation, et celle du
bénéficiaire réside dans la surestimation. Tout
ceci ne contredit pas la vision du bienfait comme provenant d'Allah . Car
celui qui ne voit pas la médiation comme médiation est un
ignorant. Mais le plus répréhensible c'est de voir la
médiation comme un principe. - La troisième obligation : il
doit regarder ce qu'il reçoit comme don. S'il s'agit de quelque
chose d'illicite, il ne doit pas le prendre, car le fait de s'acquitter des
biens d'autrui n'est plus de l'aumône légale. S'il s'agit
de quelque chose de douteux, il doit avoir des scrupules sauf s'il ne peut
faire autrement. En effet, celui dont la plupart des biens sont
d'origine illicite et qui s'acquitte de la zakât sans savoir avec
précision au moment de s'en acquitter l'origine de ses possessions, la
fatwâ (consultation juridique) stipule qu'il doit les donner en
aumône. Voilà pourquoi l'homme pauvre peut dans ce cas en
recevoir, ceci en fonction de ses besoins, s'il se trouve en
difficulté et s'il ne peut pas recevoir des biens licites qui sont
imposables. - La quatrième obligation : il
doit se préserver de tout ce qui est douteux pour la part qu'il
reçoit, ne prendre que ce qui lui est permis et éviter de
prendre plus qu'il n'en a besoin. S'il est endetté, il ne doit
pas prendre plus que la valeur de sa dette. S'il est en campagne
militaire, il doit prendre selon ses besoins. En fin de compte tout
ceci dépend de son appréciation personnelle, car le scrupule
implique d'éviter ce qui est douteux. Cela dit, les savants ont
divergé à propos de la part de l'aumône que peut recevoir
le riche qui ne peut pas s'acquitter de la zakât. Ce qui est
sûr à ce sujet, c'est qu'il doit posséder de quoi lui
suffire en permanence grâce à un commerce, à un
métier ou à une rente foncière etc. Autrement dit,
si ses possessions ne couvrent ses besoins qu'en partie, il peut recevoir des
biens de l'aumone, la part lui permettant de couvrir entièrement ses
besoins. Quoi qu'il en soit, il doit prendre ce
qui lui suffit pendant une année, pas plus. D'ailleurs on a
retenu l'année parce qu'à sa fin commence la récolte des
biens de la zakât. Enfin il ne faut pas qu'il prenne le maximum
pour ne pas gêner les pauvres. Lorsque le
nécessiteux implore Dieu ... Sache que lorsque le nécessiteux a
besoin de quelque chose et qu'il implore pour cela Allah par sa langue,
et son état, son imploration frappe alors à la porte de la
Générosité Divine. Il arrive aussi que
l'intérêt implique que le coeur d'un homme pieux soit
inspiré pour amener à satisfaire le besoin de ce
nécessiteux. En effet lorsque l'inspiration l'envahit et devient
exigeante, Allah lui accorde la réussite et lui accorde Ses
bénédictions qui lui viennent de partout par au-dessus, par
au-dessous par sa droite et par sa gauche et il bénéficie de la
miséricorde. Un jour, un nécessiteux m'a
demandé quelque chose dont il avait besoin. J'ai ressenti alors
dans mon coeur une inspiration qui m'ordonne de donner et m'annonce une
grande rétribution dans le bas monde et dans la vie future. J'ai
donc donné et j'ai constaté réellement ce que mon
Seigneur m'avait promis. J'ai pu ainsi contempler ce nécessiteux
frappant à la porte de la générosité, le
surgissement de l'inspiration et l'élection de mon coeur, ce jour
là ainsi que la manifestation de la récompense. Il arrive que la dépense, en
faisant l'aumône, soit faite pour espérer la Miséricorde
d'Allah comme par exemple à la suite d'une exigence
formulée dans le plérome céleste (al mala'u al
a'lâ ) pour louer une confession. Ainsi celui qui s'expose
à la réalisation de cette exigence devient un
bénéficiaire de la Miséncorde divine. Sa
réalisation de cette exigence sera alors du même ordre que la
participation aux dépenses pour la Ghazwat al 'Usra (
Expédition des jours difficiles à l'époque du
Prophète - qu'Allah lui accorde la Grâce et la Paix - ou
à une époque de grande famine lorsque les membres d'une
communauté donnée auront besoin plus que toutes les autres
créatures d'Allah , car il s'agit de leur permettre de survivre.
En un mot, le rapporteur véridique tire toutes les conséquences
de cette exigences et dit « Pour celui qui fait l'aumône en
donnant à tel pauvre dans cette situation, son oeuvre sera
agréée ». Puis quelqu'un l'entend et suit son jugement
grace au témoignage de son coeur et il verra que ce qu'il a promis
était vrai. Dépenser pour Allah est la chose
la plus utile Il arrive que l'âme réalise
que l'amour des biens et l'avarice nuisent au serviteur et l'empêchent
de poursuivre la voie dans laquelle il s'engage. Cela le gène
énormément et il ne s'en débarrasse qu'en s'exerçant
à donner des biens auxquels il s'attache le plus. Dans ce cas,
faire l'aumône, devient pour lui la chose la plus
bénéfique. Car sans les dépenses faites dans
l'aumône, l'attachement et l'avarice resteraient ce qu'ils
étaient. En effet, les biens, non dépensés
prendront dans l'autre monde, la forme d'un gros serpent
vénéneux et se montreront très menaçant contre
leurs propriétaires qui ne s'acquittent pas de l'aumône exigible
pour ses troupeaux « Il sera étendu sur un terrain plat pour que
son troupeau l'écrase ». Ceci est également
attesté par la Parole d'Allah: { Annonce un châtiment
douloureux à ceux qui thésaurisent l'or et l'argent sans rien
dépenser dans le chemin d'Allah } [ Sourate 9 - Verset 34 ] En liquidant ses biens, le croyant efface
sa propre perte. Il arrive que le Serviteur soit
coincé et condamné à sa perte dans le monde
suprasensible. Mais fl se lance dans la dépense effrénée
de ses biens en faveur des pauvres et implore Allah en compagnie des
gens qui bénéficient de la Miséricorde Divine. Il
parvient ainsi à effacer sa propre perte en liquidant ses biens.
Voilà le sens de la parole du Prophète : «
Seul l'imploration repousse l'arrêt divin. Seul le bien allonge
le terme de la vie ». Il arrive aussi à l'homme de
perdre le contrôle et de commettre un méfait sous l'impulsion de
sa nature, puis voir son forfait et de le regretter, puis de retomber sous le
joug de sa nature et de récidiver. Pour soigner une telle âme,
la sagesse implique qu'on oblige le Serviteur à donner en aumône
beaucoup de ses biens comme amendes pour ce qu'il a commis afin que cela
demeure présent devant ses yeux et l'empêche de
récidiver. L'aumône accroît les
bénédictions et éteint la Colère d'Allah. Le bon caractère et la
présenation des biens pour sauvegarder l'ordre social consistent
à offrir la nourriture, à répandre la paix et à
participer à toutes sortes d'oeuvres de bienfaisance qu'on recommande
au serviteur par ce quelles relèvent de l'aumône. C'est-à-dire
que l'aumône légale ( Zakât ) fructifie les biens,
éteint la colère divine en rapportant les effluves de la
miséricorde, repousse le châtiment de la vie future
occasionnée par l'avarice et amène le plérome
céleste à inspirer les hommes pieux sur terre pour faire des
invocations en faveur d'un tel serviteur. Et Allah est plus Savant. |
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