1844 : Ouverture à Paris
au 28, rue Coquenard d'une épicerie par
Jean-Louis-Félix Potin
(1820-71), avec le principe : "vente de qualité à
bon poids et à bon prix".
1860 : Ouverture d'un magasin boulevard de
Sébastopol sur 2 niveaux.
1861 :
1ère usine à La Villette (1ère
fabrique
édifiée par un épicier).
1886 : La
marque Félix Potin est déposée par
ses héritiers.
1927 : 8 000
personnes travaillent dans l'usine de La Villette.
1956 : Les 1
200 magasins Félix Potin sont transformés en
libres-services.
1958 : Les
descendants du fondateur vendent le groupe au financier
grec André Mentzelopoulos.
1959 : Félix Potin se lance dans le supermarché : 650 m2 sur deux niveaux, avenue Victor Hugo à Paris.
1970 :
Félix Potin s'associe à Primistères.
1975 : Primistères-Félix Potin reprend les Comptoirs français.
1977 : Félix Potin compte 1 600 magasins pour un chiffre d'affaires de 3
milliards de francs.
1978 :
- juin :
Félix Potin passe de 12 à 33,5 % dans le capital
du distributeur de vins Nicolas.
- octobre : Rachat
à la Sodim (groupe CFAO) des 150 magasins
Paris-Médoc.
- décembre
: Acquisition de 17 % du capital de la société
holding du succursaliste rémois Goulet-Turpin.
Félix Potin affiche un chiffre d'affaires de 2,636
milliards de francs sur l'année 1978.
1980 :
André Mentzelopoulos
décède en décembre. ses
héritiers prennent les commandes du groupe.
1984
: Primistères-Félix
Potin est vendu à la société
financière suisse
Damilow, avec
à sa tête le Marocain Daniel Amar.
1986 : Rachat des
sociétés Radar, les
Trois-Quartiers et Madelios.
1987
: Le groupe Primistères-Félix Potin
réalise 4,5
milliards de
francs
de chiffre d'affaires mais accuse une perte d'exploitation de
près de 100 millions de francs, essentiellement
liées à sa division supermarchés
(Radar principalement).
1988 :
- 2 mai :
Les salariés du groupe se mettent en grève pour
protester contre le plan de restructuration annoncée (dont
300
licenciements et la fermeture de plusieurs établissements)
par la
direction. Les entrepôts de Longjumeau (Essonne) et La
Courneuve
(Seine-Saint-Denis) sont occupés, empêchant les
livraisons
aux magasins.
- 5 mai : Le
tribunal de commerce de Paris nomme un
administrateur judiciaire pour rétablir le fonctionnement
normal du groupe.
- juin : La
société financière Pharaon holding,
d'origine
saoudienne, prend le contrôle du groupe en
rachetant le holding Damilow qui possédait 64 % de
Primistères-Félix Potin.
- août
: Un nouveau
montage financier est mis en place. La société
First
Anglo-Dutch
Securities NV prend 90 % du capital de Primistères. Elle
est
détenue par 4 nouveaux actionnaires : 21 % par
le groupe Promodès (Continent,
Champion,
Shopi), 21 % par la Société parisienne
d'alimentation et de distribution (Spad), 21 % par la banque Worms et
36 % par Pharaon holding.
- septembre
: Promodès
achète, pour 400 millions de francs, les 138
supermarchés
de Primistères aux enseignes Radar, Félix Potin
et Centre
distributeur. Le distributeur normand annonce qu'ils prendront
rapidement l'enseigne Champion.
- décembre
:
Après s'être emparé en juin de
Nicolas, Castel Frères rachète, pour 250 millions
de
francs à Primistères, l'enseigne Félix
Potin et
ses 850 magasins de proximité.
1991
: L'enseigne tente de diversifier ses activités en
lançant plusieurs boulangeries, baptisées "La
fournée de Potin".
1992
: Castel Frères revend Félix Potin en avril
à la
famille
Sayer, qui détenait déjà 20 % du
capital du
distributeur depuis 1989. L'enseigne ne compte plus que
607 magasins, disposant d'environ
400 produits à marque propre.
1994 : Le 26 décembre,
le comité d'entreprise de Félix Potin
ouvre une
procédure d'alerte sur la santé
financière de la
société suite aux nombreuses ruptures
d'approvisionnement
que subissent les magasins et retards de paiements aux fournisseurs.
1995 :
- 26 janvier
: Les
salariés de Félix Potin manifestent devant le
siège de la société à
Longjumeau pour demander à la direction un retour
à des
approvisionnements normaux et des indemnités pour compenser
la baisse de chiffre d'affaires. Le tribunal de commerce de
Corbeil-Essonnes nomme un mandataire ad hoc pour débloquer
la situation.
- 8 février
: Devant
l'absence de solution, les syndicats de salariés appelle
à la
grève
avec la fermeture des 460 magasins de l'enseigne. Par
"solidarité confraternelle", Promodès, via sa
filiale
Prodim, accepte de reprendre des livraisons partielles.
- 1er mars :
Faute de paiement,
Promodès stoppe l'approvisionnement à
Félix
Potin.
L'intersyndicale appelle à une nouvelle fermeture des
magasins
durant une semaine.
- 13 mars :
Spécialisé dans les entreprises en
difficultés
financières, Daniel Lebard est nommé à
la
direction opérationnelle de Félix Potin, pour
mettre en
place un plan de restructuration visant à sauver la
société.
- 11 avril :
Daniel Lebard
présente un plan drastique : cession de
220
magasins et suppression de près de 570 emplois sur
1 094.
- juillet :
Le tribunal de
commerce entérine un accord entre Félix
Potin
et ses créanciers pour échelonner les paiements
sur 48 mois.
- 1er décembre
: Félix Potin est contraint de déposer
le bilan. La société est
placée en cessation de paiements par le tribunal de commerce
de
Corbeil-Essonnes. Le plan de redressement n'ayant pas pu être
mené à
bien (difficultés à vendre les magasins), la BNP
refuse de soutenir
davantage le distributeur.
- 22 décembre
: Les propositions de reprise ou de poursuite d'activité
n'ayant pas
été retenues par le tribunal de commerce,
Félix Potin est mis en liquidation
judiciaire. Les derniers 370 magasins ferment leurs portes au 31
décembre.
1996
:
- 31 janvier
: Le tribunal de commerce de Corbeil-Essonnes rejette les 8
offres de
reprises partielles (de Casino et Promodès notamment) du
réseau Félix
Potin.
- juin
: Promodès
reprend, pour 32,4 millions de francs, 105 magasins, pour ses enseignes
Proxi, 8 à Huit, Corsaire et Codec. De
son côté
Franprix
achète les 3 plus grands magasins pour 12,3 millions de
francs.