Calligraphie chinoise
Écriture sigillaire, de chancellerie, régulière et courante
Écriture sigillaire Écriture sigillaire Écriture de chancellerie Écriture régulière Écriture régulière Écriture courante Écriture courante
Écriture sigillaire (exemples 1 et 2)  =  Joyeux Noël !  •  Le dynamisme d'un cheval
Écriture de chancellerie (exemple 3)  =  Bonne année !
Écriture régulière (exemples 4 et 5)  =  Bonheur  •  Ouvrir la porte et voir la montagne
Écriture courante (exemples 6 et 7)  =  Contre le cambriolage  •  Jolie mélodie de bambou

PRÉSENTATION

Alors que notre écriture se caractérise par son uniformité et son conformisme, la calligraphie chinoise exprime essentiellement la sensibilité de l’artiste qui la trace. C’est un art du mouvement. Un art pratiqué avec le pinceau de bambou, l’encre de Chine, la pierre à encre et le papier de riz. Pour les exercices, on peut utiliser différents types de matériaux plus ou moins conformes aux outils traditionnels.

L’écriture chinoise comprend des milliers de caractères correspondant chacun à un mot. Ces caractères sont constitués de traits. Chaque trait est tracé à partir de trois mouvements successifs : l’attaque, le déroulement et la terminaison. Les diverses techniques utilisées donnent lieu à cinq grands genres calligraphiques : écriture sigillaire, de chancellerie, régulière, courante, cursive.

Chaque caractère est constitué d’un seul trait ou de plusieurs traits élémentaires. Il s’inscrit dans un carré ou un rectangle d’égale grandeur, imaginaire ou tracé sur le papier. De plus, il doit être centré au milieu de cette figure géométrique. Ces deux procédés assurent au caractère sa cohérence et son autonomie. Le caractère yong sert généralement de modèle pour les débutants, ce caractère éternel contenant presque tous les éléments de base :
yong

L’ordre des traits est rigoureux : d’abord les traits horizontaux (de gauche à droite), ensuite le trait vertical (de haut en bas) ; d’abord l’oblique à gauche, ensuite l’oblique à droite ; d’abord les traits du haut, ensuite les traits plus bas ; d’abord le trait à gauche, ensuite les traits vers la droite ; d’abord le cadre externe supérieur, ensuite les traits internes ; d’abord les traits internes, ensuite les traits de fermeture inférieure ; d’abord le trait central, ensuite les traits latéraux ; en général, les points centre haut ou gauche haut d’abord, les autres à la fin. (Roland Sanfaçon, Dictionnaire kuaisu, Québec, PUL, 1997)

La calligraphie chinoise, vous le pensez bien, va bien au-delà de ces règles plus ou moins contraignantes. Pour apprécier vraiment cet art, il faut le pratiquer. Il faut notamment développer le maniement du pinceau, c’est-à-dire la maîtrise de son propre corps. En effet, cet outil est l’instrument par excellence de l’écriture chinoise. Il faut aussi savoir mélanger et doser l’encre. Il faut enfin expérimenter les divers papiers offerts sur le marché. Bien que la maîtrise de la calligraphie chinoise soit l’œuvre de toute une vie, il est plaisant et instructif de s’initier à cette écriture pendant quelques sessions.

Les références sur la calligraphie chinoise sont innombrables. La meilleure est assurément le volume abondamment illustré de Jean-François Billeter, L’art chinois de l’écriture (Paris, Seuil, 2001). Moins coûteuse, mais limitée à l’écriture régulière, la Calligraphie chinoise : initiation, de Lucien Polastron (Paris, Fleurus, 2001), avec des calligraphies du maître Ouyang Jiaojia, constitue un excellent choix. La Toile offre aussi d’intéressantes ressources théoriques et pratiques. Vous en trouverez plus d’une vingtaine sous la rubrique Calligraphie du répertoire de sites Formatic 2000.

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